Réalisation du DPE

Réalisation d’un DPE

Conformément à l’arrêté du 15 septembre 2006 relatif « au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente » et à l’arrêté du 3 mai 2007 relatif « au diagnostic de performance energétique pour les bâtiments existants à usage principal d’habitation proposés à la location », 2 méthodes existent pour la réalisation du DPE. Celles-ci ne peuvent pas être utilisées dans tous les cas

Méthode Conventionnelle

La méthode dite « Conventionnelle » ou 3CL indique une estimation des consommations d’énergie du bien pour des conditions d’usage fixées (on considère que les occupants les utilisent suivant des conditions "standard"), et pour des conditions climatiques moyennes du lieu.

Il peut donc apparaître des divergences importantes entre les factures d'énergie que vous payez et la consommation conventionnelle pour plusieurs raisons : suivant la rigueur de l’hiver ou le comportement réellement constaté des occupants, qui peuvent s’écarter fortement de celui choisi dans les conditions standard.

Pour mettre en application cette méthode de calcul, le diagnostiqueur va reccueillir l’ensemble des éléments notifiés dans les textes en vigueur (entre autres et pour exemple : les types de murs, leur isolation éventuelle, le type de vitrage, les surfaces de murs plafonds ou planchers donnant sur l’extérieur…). Il va ensuite rentrer ces paramètres dans un logiciel qui doit être validé par l’ADEME justifiant ainsi de son parfait respect de l’algorythme fourni par l’état.

Le logiciel va effectuer le calcul et donner une étiquette énergétique (consommations énergétique et émission de gaz à effet de serre). En aucun cas le diagnostiqueur ne peut choisir le classement qui sera attribué au bien.

Cette méthode peut être utilisée :

En vente :
  • Pour les maisons individuelles quelle que soit leur année de construction
  • Pour les appartements quelle que soit leur année de construction pourvus d’un dispositif individuel de chauffage et d’eau chaude
  • Pour les bâtiments collectifs à usage principal d’habitation proposés globalement à la vente quelle que soit leur année de construction

Il est cependant déconseillé d’utiliser cette méthode sur les biens construits avant 1949 le comportement thermique des bâtiments de cette époque étant complexe et encore mal connu. Dans la mise en application prochainement du décret publié le 15 mars 2012 qui devra avoir lieu en janvier 2013 (application en avril 2013), cette méthode ne pourra plus être utilisée pour ces constructions.

En location :
  • Pour les maisosn individuelles contruites après 1949/li>
  • Pour les appartements construits après 1949 pourvus d’un dispositif individuel de chauffage et d’eau chaude
  • Pour les bâtiments collectifs à usage principal d’habitation pourvus de chauffage collectif ou individuel

La méthode sur consommations réelles

Cette méthode ne prendra en compte, dans le calcul des étiquettes, que les dépenses réelles de l’occupant durant les trois dernières années, ce qui ne dispense pas le diagnostiqueur de faire mention dans son rapport des repérages faits sur le terrain.

Cette méthode peut faire apparaitre des différences d’un occupant à l’autre puisqu’elle n’est pas relative à la construction en elle-même mais à l’occupant et l’utilisation qu’il fait du chauffage et de l’eau chaude.

Cette méthode peut être utilisée :

En vente :
  • Pour les maisons individuelles construites avant 1949
  • Pour les appartements construits avant 1949 pourvus d’un dispositif individuel de chauffage et d’eau chaude
  • Pour les appartements pourvus d’un mode commun de chauffage ou de production d’eau chaude
  • Pour les bâtiments collectifs à usage principal d’habitation construits avant 1949 proposés globalement à la vente quelle que soit leur année de construction
En location :
  • Pour les maison individuelle construite avant 1949
  • Pour les appartements pourvus d’un mode commun de chauffage ou de production d’eau chaude
  • Pour les appartements à chauffage et eau chaude individuels construits avant 1949
  • Pour les bâtiments collectifs à usage principal d’habitation construits avant 1949